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    Lynakor veut réconcilier IA agentique et souveraineté

    Créée par trois entrepreneurs français, Lynakor veut accompagner les PME et ETI dans l’industrialisation de leurs agents IA, sans leur faire perdre la maîtrise de leurs données, de leur gouvernance et de leurs infrastructures.

    Fondée en 2025 par Laurent Silvestri, Hugues Hermenault et Thierry Verrecchia, Lynakor se positionne comme un opérateur d’infrastructures agentiques. La start-up française entend répondre aux difficultés rencontrées par les entreprises lorsqu’elles cherchent à dépasser le stade de l’expérimentation.

    Une infrastructure connectée aux processus métier

    Les premiers usages de l’intelligence artificielle se sont principalement concentrés sur les assistants conversationnels, les copilotes et certaines automatisations. Le déploiement d’agents capables d’accéder à des données, d’interagir avec différentes applications et de déclencher des actions soulève désormais de nouvelles questions.

    Les entreprises doivent notamment définir les droits d’accès accordés à chaque agent, les actions qu’il peut réaliser et les modalités de supervision de son activité. La traçabilité, la sécurité, la conformité et la maîtrise des coûts deviennent également des composantes de l’architecture.

    « L’IA représente un vivier d’opportunités extraordinaire pour les entreprises. Celles qui intégreront intelligemment l’IA dans leurs processus métier augmenteront significativement la performance commerciale et opérationnelle de leur organisation », estime Laurent Silvestri, président de Lynakor.

    L’IA doit s’adapter à l’entreprise, pas l’inverse

    Lynakor veut construire une couche d’infrastructure reliant les processus métier, les données, les systèmes d’information, les modèles d’intelligence artificielle et les règles de gouvernance.

    Son accompagnement débute par une cartographie du fonctionnement de l’entreprise : processus, flux d’information, applications, responsabilités et points de friction. Cette analyse doit permettre d’identifier les tâches susceptibles d’être automatisées et les cas d’usage pouvant générer des gains mesurables.

    « Chaque entreprise a ses processus, ses données, ses règles et ses exigences de souveraineté. L’IA ne doit pas imposer son fonctionnement à l’entreprise : c’est à l’entreprise d’imposer son fonctionnement à l’IA », poursuit Laurent Silvestri.

    De l’audit à la supervision des agents IA

    La start-up intervient ensuite sur la conception et le déploiement des agents, leur intégration au système d’information, puis leur supervision en production. Elle prévoit notamment de suivre leurs actions, leurs droits d’accès, leurs performances et leurs coûts.

    Lynakor intègre également à son approche les exigences associées à l’AI Act, ainsi que les enjeux de gouvernance, de sécurité et de souveraineté des données.

    L’entreprise cible prioritairement les PME et ETI souhaitant automatiser certains processus sans dépendre d’une architecture qu’elles ne maîtrisent pas. Son objectif : leur permettre de bénéficier de l’évolution rapide des modèles d’intelligence artificielle tout en conservant le contrôle de leur environnement technologique.

    ▶️ [ À lire également ] Risque tiers et souveraineté : RETEX du RSSI Groupe de Groupama

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