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    Chatbots IA : 17 % des Français prêts à partager un document professionnel ?

    17 % des adultes français ont déjà partagé ou envisagé de partager un document professionnel avec un chatbot IA. Avant de transmettre un fichier, savent-ils ce que l’outil fera des informations qu’il contient ?

    Résumer un compte rendu, préparer une réponse à un client ou améliorer une présentation : les chatbots IA s’intègrent dans des tâches professionnelles courantes. Mais ces usages peuvent conduire à transmettre à un service externe des informations qui n’étaient pas destinées à sortir de l’organisation.

    Selon une enquête commandée par Avast, 17 % des adultes français déclarent avoir déjà partagé ou envisagé de partager un document professionnel avec un chatbot IA. Le chiffre ne permet pas de savoir combien sont effectivement passés à l’acte. L’étude porte sur les adultes interrogés, pas uniquement sur les salariés ou les utilisateurs d’IA au travail.

    En France, les usages de l’IA posent la question des données professionnelles

    Un document peut contenir davantage d’informations que celles nécessaires à la demande adressée au chatbot : coordonnées d’un client, données financières, éléments contractuels ou commentaires internes. Le risque dépend alors du contenu transmis, mais aussi du service utilisé et des règles définies par l’employeur. Les conditions de conservation et de réutilisation des données ne sont pas identiques d’un outil à l’autre.

    « Les chatbots IA ne sont pas des confidents »

    Richard Watts, Avast

    « Les chatbots IA ne sont pas des confidents », souligne Richard Watts, directeur d’Avast. Avant d’importer un fichier, il recommande de vérifier ce que l’outil fait des données reçues. Supprimer les informations sensibles d’un document peut réduire l’exposition, à condition que le contenu restant soit bien autorisé au partage.

    Cette vérification concerne aussi les usages qui paraissent les plus simples. Copier quelques paragraphes dans une conversation peut suffire à révéler le nom d’un client, les détails d’un projet ou une décision qui n’a pas encore été rendue publique. Lorsque l’organisation met à disposition un outil d’IA, ses règles d’utilisation doivent permettre aux équipes de distinguer les contenus qu’elles peuvent y traiter de ceux qui doivent rester dans leurs systèmes.

    L’enquête a été menée en ligne du 22 mai au 19 juin 2026 auprès de 13 003 adultes dans douze pays, dont la France. Les résultats ont été pondérés selon l’âge, le sexe et la région.

    ▶️ À lire également : Comment l’État déploie sa défense cyber : plongée au cœur du COMCYBER-MI

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