Infogérance, cybersécurité, télécoms, infrastructures ou logiciels de gestion : EBS Group intervient sur un périmètre large auprès de PME et d’ETI. Une position qui permet à Bruno Laureti, DSI du groupe, d’observer directement l’évolution des attentes des entreprises en matière d’IT.
Quel regard portez-vous sur l’évolution du marché des PME ?
Bruno Laureti : Ce qui change le plus, c’est la place prise par le prestataire IT, par le MSP. Dans beaucoup de PME, il n’y a pas de référent technique capable d’arbitrer entre plusieurs solutions ou plusieurs fournisseurs. Nous nous retrouvons donc souvent à jouer ce rôle. Nous sommes parfois le DSI du client. Il y a quelques années, une entreprise pouvait avoir un prestataire pour l’infrastructure, un autre pour la téléphonie, un autre encore pour les applications ou la cybersécurité. Nous constatons aujourd’hui une recherche de simplification. Les organisations veulent un interlocuteur unique capable de répondre à l’ensemble de leurs besoins.
« Nous prenons souvent la casquette de DSI des PME que nous accompagnons »
L’approche évolue également. Les entreprises ne cherchent plus uniquement un outil. Elles attendent une fonction. Elles veulent déléguer une partie de la gestion de leur informatique, payer un service tous les mois et éviter d’avoir à gérer elles-mêmes les sujets techniques. Les contraintes budgétaires existent toujours, mais les besoins continuent de progresser, notamment sur la cybersécurité. Les PME cherchent à réduire leurs coûts tout en renforçant leur niveau de protection. C’est un équilibre permanent.
Comment abordez-vous ces évolutions chez EBS Group ?
Nous avons progressivement réduit le nombre de technologies que nous exploitons. Pendant longtemps, nous sélectionnions les meilleures solutions sur chaque segment. Avec le temps, nous nous sommes rendu compte que multiplier les outils créait aussi beaucoup de complexité. Le but n’est pas d’avoir plusieurs solutions pour répondre au même besoin. Il faut des produits qui fonctionnent ensemble et que les équipes peuvent maîtriser dans la durée. Avoir quatre éditeurs de firewall, par exemple, devient rapidement compliqué pour le déploiement, la formation ou l’exploitation.
C’est notamment ce qui nous a conduits à renforcer notre approche autour de WatchGuard. Nous utilisions déjà leurs solutions de sécurité, et lorsque WatchGuard a intégré Panda, nous avons remplacé certaines briques que nous utilisions auparavant afin de bénéficier d’une plateforme plus homogène. Le fait de disposer d’un nombre réduit de consoles d’administration simplifie le travail des équipes et permet d’industrialiser davantage l’exploitation.
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Qu’est-ce qui retient votre attention en ce moment ?
L’évolution des modèles de consommation de la cybersécurité. Historiquement, nous déployions principalement des appliances chez nos clients. Aujourd’hui, nous commençons à les faire évoluer vers des offres de type FireCloud ou Firewall-as-a-Service. Le marché reste en phase de développement, mais nous voyons clairement une accélération.
Nous observons également une montée en puissance des offres packagées. Lorsqu’un client bascule vers une approche cloud, il attend souvent un ensemble cohérent de services : Microsoft 365, MFA, EDR, MDR, gestion des correctifs ou sécurité réseau. Nous retrouvons des modèles proches de ceux des éditeurs SaaS, avec différents niveaux de services selon les besoins.
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