«L’écosystème d’Hitachi Vantara ne se limite pas aux entreprises qui s’équipent avec ses solutions. » Pour développer son activité en France, l’éditeur s’appuie de plus en plus sur des partenariats ciblés et des alliances technologiques.
Entretien avec Valérie Huet, Partners & Alliances Director Southern EMEA chez Hitachi Vantara, et Frédéric Capbern, responsable des partenaires et alliances stratégiques de l’éditeur en France.
Quelle est la place d’Hitachi Vantara dans l’écosystème IT français ?
Valérie Huet : Hitachi Vantara fournit des infrastructures qui permettent de stocker, protéger et rendre disponibles les données, notamment dans les environnements critiques. Pour que ces infrastructures répondent aux enjeux des entreprises et des administrations, nous travaillons avec des partenaires technologiques, des intégrateurs et des distributeurs.
Nos alliances avec des acteurs comme Commvault, CTERA, Brocade ou Veeam nous permettent d’associer le stockage à d’autres technologies, notamment pour la protection des données et la mise en réseau. Les intégrateurs réunissent ensuite ces briques dans une architecture adaptée aux besoins de chaque organisation.
Pour travailler efficacement ensemble dans la durée, nous devons aussi développer des relations de confiance, donner du sens à nos actions communes. Cela passe par les projets IT bien sûr, mais également par les initiatives que nous choisissons de soutenir collectivement.
Comment cela se traduit-il concrètement ?
Frédéric Capbern : Nous sommes encouragés à proposer des causes qui nous tiennent à cœur et à mobiliser nos collègues autour d’elles. C’est le rôle de notre « Charity Committee ». Ces dernières années, nous avons ainsi organisé des collectes alimentaires pour les Restos du Cœur et des collectes de jouets à Noël.
C’est dans cet esprit que nous participons au mois de novembre à Movember. Le mouvement sensibilise aux cancers de la prostate et des testicules, ainsi qu’à la santé mentale et à la prévention du suicide. Nous sommes partenaires de la soirée caritative « Movember, l’IT solidaire », le 3 novembre prochain.
Plusieurs acteurs de l’écosystème IT seront mobilisés ce soir-là pour récolter des fonds au profit de CERHOM, une des associations partenaires du mouvement en France. Ce sera une nouvelle occasion pour moi d’arborer la moustache, le signe distinctif des hommes mobilisés autour de Movember. Pour moi, cet engagement correspond aussi à l’esprit du groupe Hitachi.
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Justement, que recherchent les organisations françaises auprès d’un groupe japonais comme Hitachi ?
Valérie Huet : Hitachi est un groupe industriel japonais présent dans plusieurs métiers. Hitachi Vantara en constitue la partie spécialisée dans les infrastructures de données. Cette appartenance compte dans notre manière d’aborder les environnements critiques : le groupe intervient à la fois dans l’IT et dans les technologies opérationnelles, notamment à travers ses activités dans l’énergie et le ferroviaire. Le fait d’appartenir à un groupe présent dans les activités industrielles nous aide à comprendre des contraintes qui dépassent le seul système d’information.
Notre expertise historique porte sur le stockage, la protection et la disponibilité des données. Aujourd’hui, les échanges portent aussi sur leur gouvernance, leur cycle de vie et les infrastructures nécessaires aux usages de l’IA. Les organisations avec lesquelles nous travaillons apprécient notre ancrage japonais, notamment lorsqu’elles examinent les enjeux de maîtrise de leurs données.
Comment voyez-vous évoluer les exigences autour des infrastructures de données ?
Valérie Huet : La disponibilité reste essentielle dans les environnements critiques. Nous aimons rappeler que nous pouvons garantir une disponibilité des données de 100 % sur nos infrastructures de stockage. La consommation énergétique entre aussi davantage dans les choix : nous cherchons à la réduire à chaque nouvelle génération de produits.
Les organisations doivent par ailleurs gérer leurs données entre leurs infrastructures sur site (on-premise) et le cloud, notamment auprès des hyperscalers. Cela demande des architectures hybrides, mais aussi davantage de souplesse dans la manière d’acquérir des capacités. Avec EverFlex, nous proposons un modèle de consommation à l’usage pour les ajuster aux besoins.
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Avec quels acteurs développez-vous vos activités en France ?
Frédéric Capbern : Nous nous appuyons sur des distributeurs et des intégrateurs pour déployer nos solutions. Les grands intégrateurs internationaux, ou GSI, interviennent sur des projets qui mobilisent plusieurs technologies et demandent une capacité d’intégration plus large. Leur rôle prend notamment de l’importance sur les projets liés à l’IA, où les échanges commencent souvent à un niveau plus stratégique dans les organisations.
En France, nous renforçons actuellement notre présence en région pour accompagner les grandes ETI. Nous avons recruté dans le Sud-Est et le Grand Ouest. Cela nous amène à travailler avec les implantations locales de nos partenaires actuels et à rechercher de nouveaux intégrateurs présents auprès de ces entreprises.
Au-delà de Movember, quels seront vos prochains rendez-vous avec votre écosystème français ?
Frédéric Capbern : Le Hitachi Forum Paris, qui se tiendra le 26 novembre à Métal 57. Nous attendons environ 200 participants : des représentants d’organisations utilisatrices, des intégrateurs, des partenaires technologiques et d’autres entités du groupe Hitachi. Ce sera l’occasion de réunir, dans un même lieu, l’ensemble des acteurs dont Valérie évoquait la complémentarité.
Nous prévoyons ensuite de décliner ce format dans plusieurs villes en France. Ces rencontres en région accompagneront notre développement auprès des grandes ETI et nous permettront de renforcer les liens avec les organisations implantées localement.
Propos recueillis par Guilhem Thérond



