Les architectures cloud hybrides imposent des arbitrages constants entre coûts, performance et souveraineté. Pour structurer ces choix, l’ESN Heliaq lance une plateforme multi-cloud intégrant des logiques FinOps.
Les architectures IT ne se limitent plus à un seul environnement. Elles combinent désormais cloud public, infrastructures privées et systèmes on-premise. Cette hybridation complexifie les décisions techniques et financières, notamment autour du FinOps, discipline visant à optimiser les coûts cloud en fonction des usages réels. Il ne s’agit plus seulement de déployer des ressources, mais de décider où exécuter chaque charge applicative en fonction de contraintes métiers, réglementaires et opérationnelles.
Arbitrages RTO/RPO, FinOps et contraintes applicatives
Heliaq Solutions introduit Prism comme une plateforme multi-cloud visant à structurer ces décisions. Elle permet de concevoir et d’exploiter des environnements hybrides en combinant cloud privé, cloud public et infrastructures internes.
« Le sujet n’est plus d’adopter le cloud, mais de reprendre le contrôle des arbitrages »
L’approche repose sur une logique d’arbitrage. Les architectures sont définies en fonction de plusieurs critères : criticité métier, exigences de reprise (RTO/RPO, soit les objectifs de temps et de point de reprise après incident), contraintes applicatives ou encore coûts globaux d’exploitation (TCO). Plutôt que de standardiser les environnements, la plateforme vise à adapter chaque architecture aux besoins spécifiques. Cela inclut également la capacité d’exploitation, souvent sous-estimée dans les projets multi-cloud.
VMware, Hyper-V et stockage S3
Sur le plan technique, Prism agrège plusieurs briques d’infrastructure. Elle propose des services IaaS (Infrastructure as a Service, fourniture de ressources IT à la demande) basés sur VMware et Hyper-V, avec l’intégration annoncée de Proxmox. La plateforme permet également une hybridation avec les principaux hyperscalers, ainsi que la gestion d’environnements spécifiques comme Oracle, IBM i ou HDS.
Côté stockage, elle inclut du stockage objet compatible S3 et des mécanismes de sauvegarde immuable, visant à protéger les données contre les altérations ou les ransomwares. L’ensemble est opéré en France, avec des services managés couvrant réseau, sécurité et exploitation. Un portail client permet une co-administration des environnements. « Il n’existe pas d’architecture type, analyse Vincent Charron, Directeur Commercial Cloud, Heliaq Solutions. Notre rôle est de construire le bon compromis, durable, entre performance, coût, risque et exploitation adaptée à chaque client. »
Prism s’appuie sur une base opérationnelle déjà constituée. Heliaq indique opérer plusieurs milliers de machines virtuelles et accompagner plus de 1 500 clients en infogérance, avec des environnements hybrides déjà en production. La plateforme s’inscrit dans une stratégie de structuration du multi-cloud, plutôt que d’accumulation de technologies. À horizon fin 2026, Heliaq vise 200 clients utilisateurs de Prism et plus de 10 000 workloads opérés. Ces workloads correspondent aux applications, machines virtuelles ou services exécutés sur l’infrastructure.




