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    IA et sécurité : 51 % des DSI européens peinent à détecter les violations

    Alors que l’intelligence artificielle s’impose dans les processus métiers, plus de la moitié des décideurs IT européens reconnaissent avoir perdu en capacité de détection face aux incidents de sécurité. Une limite structurelle qui interroge la maturité des environnements data.


    L’usage de l’intelligence artificielle progresse rapidement dans les grandes entreprises européennes. Celles-ci prévoient en moyenne une hausse de 66 % de leurs investissements en IA au cours des deux prochaines années. En France, ce chiffre atteint 67 %. Dans ce contexte, 97 % des organisations européennes déclarent déjà utiliser l’IA, selon l’étude menée par Hitachi Vantara auprès de plus de 1 200 décideurs IT et métiers dans 15 pays.

    La croissance des usages IA met la pression sur les DSI

    Mais cette accélération se heurte à une complexité croissante des infrastructures de données. Multiplication des sources, explosion des volumes, diversité des plateformes : les responsables IT reconnaissent une perte de visibilité et de contrôle sur leurs environnements. Résultat : 51 % d’entre eux estiment que cette complexité complique la détection des violations de sécurité. En France, seuls 57 % des répondants se disent confiants dans leur capacité à identifier un incident à temps.

    « 66 % de hausse des investissements IA prévus en Europe. »

    L’écart de maturité entre les entreprises face à la montée en charge de l’IA devient un facteur de risque. Seules 20 % des entreprises françaises sont considérées comme “data matures”, c’est-à-dire disposant de pratiques de gestion des données maîtrisées ou optimisées. À l’échelle européenne, cette part grimpe à 38 %, mais reste encore insuffisante pour accompagner durablement l’adoption de l’IA.

    Seulement 35 % des entreprises françaises structurent leur gouvernance data

    Dans les faits, seules 35 % des entreprises françaises ont intégré la gouvernance des données dans l’ensemble de leurs workflows. De plus, 9 % d’entre elles déclarent opérer avec une infrastructure data fragmentée : un chiffre largement supérieur à la moyenne mondiale (1 %), et révélateur d’un retard structurel. À l’inverse, les organisations disposant d’environnements data optimisés sont 84 % à déclarer des projets IA réussis, contre seulement 66 % chez celles dont les pratiques sont moins avancées.

    « Gouvernance, visibilité et contrôle sont aussi essentiels que la performance. »

    Face à cette pression technologique et organisationnelle, la majorité des entreprises européennes se tournent vers des expertises externes. L’étude révèle que 92 % d’entre elles s’appuient déjà sur des partenaires pour gérer au moins un aspect de leur infrastructure de données. En France, ce taux atteint 48 %.

    « À mesure que l’IA devient centrale dans le fonctionnement de toute entreprise, les fondations data doivent être considérées comme une exigence stratégique, et non plus comme une simple question technique », souligne Sheila Rohra, CEO de Hitachi Vantara. Un avis partagé par Octavian Tanase, Chief Product Officer, qui rappelle que « les organisations capables de simplifier et de structurer leur infrastructure data avancent plus vite et avec davantage de confiance ».

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