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    Hausse des prix des PC : le reconditionné va t’il s’imposer dans les stratégies IT des organisations ?

    La hausse attendue des prix des composants IT pourrait modifier les stratégies d’équipement des entreprises et des collectivités. Des acteurs comme Phoner Business, spécialisé dans la gestion de flottes mobiles et IT, misent sur le reconditionné et les services associés pour répondre aux contraintes budgétaires et opérationnelles des DSI.


    L’évolution des coûts des équipements IT devient un sujet structurant pour les DSI. Dans ce cadre, Adelin Revault, Directeur associé chez Phoner Business, propose une lecture des tensions actuelles sur les composants et de leurs impacts attendus sur les stratégies d’équipement des entreprises.

    RAM et composants IT : des prix multipliés par 2 à 3 en 18 mois

    La hausse des coûts des équipements IT s’appuie sur des facteurs industriels identifiables. La montée en puissance des usages liés à l’IA impose des configurations plus élevées, notamment sur la mémoire vive (RAM), qui permet de traiter plusieurs tâches simultanément. « La montée en puissance de nombreuses technologies à l’image de l’IA […] oblige à proposer des matériels toujours plus performants et chers à produire », explique le dirigeant. Cette évolution tire les coûts vers le haut, en particulier sur les composants critiques.

    « Nombre d’entreprises, notamment les PME et les ETI, ont déjà validé ce type d’approche pour équiper leurs collaborateurs. »

    Dans ce contexte, les projections des constructeurs convergent vers une augmentation significative des prix. « Le prix des RAM et d’autres composants stratégiques vont faire exploser les coûts des PC », poursuit-il, certains anticipant « de multiplier par 2 voire 3 les prix […] sur les 18 mois à venir ». Ces perspectives remettent en cause un modèle largement adopté par les DSI, fondé sur l’achat de matériel neuf pour garantir performance et support. « Nombre de DSI ont toujours préféré se tourner vers le neuf […] pour bénéficier de garanties solides », rappelle le Directeur associé.

    Flottes IT : le reconditionné s’aligne sur les standards du neuf

    Face à cette pression sur les coûts, le reconditionné progresse, porté par l’évolution de l’offre. Le marché bénéficie désormais d’une meilleure disponibilité de machines récentes. « Des PC de nouvelle génération […] avec des configurations actuelles et adaptées aux usages professionnels » sont accessibles, souligne le représentant de Phoner Business. Certains équipements peuvent également être adaptés, avec des composants mis à niveau selon les besoins métiers.

    Cette évolution s’accompagne d’un élargissement des services. Le reconditionné ne se limite plus à la fourniture de matériel : « Les experts de la filière […] assurent une gestion à 360° : sourcing des machines, paramétrage, évolution, reprise, reconditionnement, garantie et service du support », précise-t-il. Un niveau de service qui, selon lui, « n’a rien à envier » aux offres associées au matériel neuf.

    Réduction des coûts IT : le modèle testé par Phoner Business est-il généralisable ?

    Cette évolution du marché intervient alors que certains acteurs ont déjà structuré leur offre autour du reconditionné. Phoner Business enregistre 1,6 million d’euros de chiffre d’affaires sur son dernier exercice, avec une croissance de 50 % en 2025. L’entreprise accompagne plus de 150 organisations et signe plus de 30 nouveaux contrats sur l’année. Son modèle repose sur une gestion complète du cycle de vie des équipements : approvisionnement, configuration, gestion des correctifs, forfaits, reprise et recyclage.

    « Notre offre professionnelle de gestion de flottes mobiles est un véritable relai de croissance », indique Adelin Revault, également Président de Phoner Business. La société a également investi dans une ligne dédiée au reconditionnement de PC professionnels sur son site d’Étrelles. Les équipements proposés affichent un coût inférieur d’environ 50 % à configuration équivalente. Chaque poste représenterait jusqu’à 200 kg de CO₂ évités, avec un impact carbone réduit de plus de moitié.

    Dans ce contexte de tension sur les coûts, ce type de modèle pourrait gagner en visibilité. « Nombre d’entreprises […] ont déjà validé ce type d’approche », conclut Adelin Revault, estimant que cette tendance « devrait devenir rapidement un véritable standard » face à la hausse des prix et aux enjeux environnementaux.

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