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    Ministère de l’Intérieur : un SI budgétaire low code déployé en 3 mois

    Le ministère de l’Intérieur remplace en trois mois son système de suivi des crédits numériques. Le projet s’appuie sur une plateforme low code Ovomnia, avec des enjeux de souveraineté, d’intégration à CHORUS et de maîtrise du code dans un cadre réglementé.


    Le ministère de l’Intérieur remplace un outil partiellement fonctionnel et non maintenu, pour structurer le suivi opérationnel des crédits numériques. Le nouveau système couvre l’ensemble du cycle de commande. Il intègre la création, la validation, le règlement, la facturation et le suivi à date. Cette couverture complète vise à fiabiliser l’exécution budgétaire.

    Le périmètre s’inscrit en amont de CHORUS et CHORUS Formulaires. Ces applications interministérielles gèrent la dépense publique. Le nouveau SI agit comme une brique de pilotage opérationnel avant engagement. Le projet répond à cinq contraintes. Elles portent sur la valeur produit, la souveraineté, la pérennité, la soutenabilité financière et la maintenabilité. Ces critères orientent le choix technologique et l’architecture.

    Cycle de commande complet : de la création à la facturation

    Le calendrier impose une mise en œuvre rapide. Le lancement intervient fin 2024. Une première version est attendue début 2025, avant un pilote en septembre et une généralisation au 1er janvier 2026. Le ministère s’appuie sur Klee Group et sur la plateforme low code Ovomnia. Le low code désigne des outils permettant de développer des applications avec peu de code manuel, via des composants préconfigurés.

    Ce choix vise à accélérer le développement tout en conservant la maîtrise technique. Le ministère conserve la propriété du code. La solution reste entièrement réversible, un point structurant dans un contexte public. L’intégration s’effectue dans le système d’information existant. L’application est hébergée sur les infrastructures ministérielles. Ce choix répond aux exigences de souveraineté et de sécurité.

    La plateforme évolue pour répondre aux contraintes spécifiques. L’interface est alignée sur le DSFR, le design system de l’État utilisé pour les services numériques publics. L’objectif consiste à garantir cohérence et accessibilité.

    Plateforme low code et propriété du code comme critères de choix

    Le projet adopte un mode de delivery hyper-agile. Les équipes métiers et techniques travaillent en cycles courts, avec des livraisons et corrections quotidiennes. Une première version est disponible dès la première semaine. La mise en production intervient après trois mois. Les délais et le budget initial sont respectés.

    La solution est généralisée à l’ensemble de la direction au 1er janvier 2026. Elle s’inscrit dans le cycle budgétaire annuel. Les équipes métiers constatent un gain en temps et en autonomie. L’outil améliore la lisibilité des processus et le suivi des opérations. Le dispositif pourrait être étendu à d’autres directions et services territoriaux. Cette perspective positionne le projet comme un socle réutilisable dans l’administration.

    « Le projet mené avec Klee Group apporte les bénéfices escomptés, et tous les retours des utilisateurs sont positifs, résume Franceline Forterre-Chapard, Sous-directrice des applications numériques de la DTNUM du ministère de l’Intérieur. Au 1er janvier dernier, nous avons ainsi généralisée la solution à toute la direction de la Transformation Numérique, et elle pourra être à terme mise à disposition de toutes les directions intéressées et les services territoriaux au ministère de l’Intérieur. »

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