Le 20 mai, étudiants, chercheurs, experts cybersécurité, équipes RH et représentants de grands groupes étaient réunis à CentraleSupélec pour la première édition d’Escale CST x CAPFM, un événement organisé par Cyber Saclay-Team et Crédit Agricole Personal Finance & Mobility autour des enjeux cyber, IA et compétences. Au cœur des échanges : l’évolution rapide des métiers liés aux LLM, à la cybersécurité et à l’IA, mais aussi la nécessité pour les entreprises de renforcer leurs liens avec la recherche et les écoles.
L’initiative naît d’un constat partagé : les sujets cyber, data et IA évoluent désormais trop vite pour continuer à être traités séparément. Les projets autour des LLM, de l’IA générative ou encore de l’IA agentique obligent progressivement les entreprises à rapprocher des expertises qui échangeaient encore relativement peu il y a quelques années. Pour Sandy Dussottier, Lead Innovation et IA au sein de Crédit Agricole Personal Finance & Mobility, cette évolution impose désormais de décloisonner davantage les approches entre cybersécurité et IA. « Nous ne sommes plus uniquement dans des logiques séparées entre cyber et data IA, mais dans une convergence des deux univers », explique-t-il.
Un ancrage dans l’écosystème Paris-Saclay
« Escale CST x CAPFM » devait justement créer ce point de rencontre entre plusieurs populations : étudiants, chercheurs, spécialistes cybersécurité, équipes RH et professionnels de terrain. L’événement s’inscrivait également dans une logique plus large de rapprochement entre entreprises et écosystèmes académiques. Pour Crédit Agricole Personal Finance & Mobility, l’écosystème Paris-Saclay représente un accès direct à des compétences et des expertises de plus en plus stratégiques autour de l’IA et de la cybersécurité.
« Les sujets cyber et IA ne peuvent plus évoluer séparément. »
Chercheurs, spécialistes cybersécurité, représentants institutionnels et grands groupes participaient à cette première édition aux côtés de plusieurs écoles et structures de recherche impliquées sur les sujets cyber et IA. « Nous avons la chance d’avoir l’écosystème Paris-Saclay, CentraleSupélec et plusieurs acteurs académiques à proximité immédiate. Pour nous, cela représente un potentiel important », souligne Sandy Dussottier. Le rapprochement avec Cyber Saclay-Team s’inscrit dans cette logique. L’association étudiante, implantée dans l’écosystème cyber du plateau de Saclay, devient ici un intermédiaire direct entre entreprises, étudiants et recherche. Le groupe a également officialisé un partenariat mécénat avec l’association afin de prolonger cette dynamique au-delà du seul événement. Les organisateurs évoquent déjà d’autres formats à venir, ainsi que des collaborations plus régulières autour de sujets cyber et IA.
Confronter théorie et terrain
Plus qu’un simple forum étudiant ou un job-dating cyber, la journée cherchait à confronter attentes des entreprises et évolution des métiers liés à l’IA et à la cybersécurité. « Les métiers que nous sommes en train de voir apparaître se créent aussi ailleurs », observe Sandy Dussottier. Étudiants, chercheurs, experts cyber, spécialistes IA et représentants institutionnels ont ainsi échangé autour de métiers et de compétences encore en forte évolution. Parmi les intervenants figuraient notamment des représentants du COMCYBER-MI. « Dans la cybersécurité, nous nous entraînons beaucoup. Un peu comme les militaires : les crises arrivent rarement, mais il faut être prêt lorsqu’elles surviennent », explique Sandy Dussottier.
« Les métiers évoluent plus vite que les référentiels classiques. »
Plusieurs sessions prévoyaient également des échanges autour de la cybercrise et de sa dimension cognitive, des sujets déjà travaillés dans certains cursus académiques et qui prennent une place croissante dans les grandes organisations. Sandy Dussottier insiste d’ailleurs sur la volonté de dépasser les approches trop généralistes autour de ces sujets : « L’objectif n’est pas simplement de présenter les métiers ou de faire de l’évangélisation, mais d’aller vers des partages d’expérience et des sujets plus avancés. » Les organisateurs évoquent déjà la possibilité de développer d’autres rendez-vous plus spécialisés autour de sujets comme le post-quantique ou encore la sécurisation des IA agentiques.
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