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    Facturation électronique : l’émission avance, la réception reste fragile

    À l’approche de l’obligation de réception des factures électroniques en septembre 2026, de nombreuses organisations concentrent encore leurs projets sur l’émission. Or la réforme impose une capacité complète de traitement des flux entrants, avec des impacts directs sur les ERP, la GED et les chaînes comptables.


    À compter du 1er septembre 2026, toutes les entreprises devront être en capacité de recevoir des factures électroniques, quel que soit leur volume d’émission ou leur secteur d’activité. Cette obligation réglementaire est indépendante du calendrier d’émission et concerne l’ensemble du tissu économique.

    Sur le terrain, les projets engagés se concentrent majoritairement sur la production et l’envoi des factures électroniques. La réception est fréquemment traitée comme un sujet secondaire, alors qu’elle implique des mécanismes techniques spécifiques : identification du destinataire via l’annuaire du Portail Public de Facturation, routage des flux, contrôles de conformité, intégration comptable et archivage.

    Réception obligatoire : une contrainte indépendante de l’émission

    Pour les directions IT, cette asymétrie crée un risque opérationnel. Un outil capable d’émettre des factures conformes n’est pas nécessairement en mesure d’absorber, qualifier et intégrer automatiquement les flux entrants, notamment dans des environnements hétérogènes mêlant ERP, GED et outils financiers existants.

    La réforme repose sur un écosystème de Plateformes Agréées, immatriculées par l’administration fiscale après une série de tests techniques. Ces validations portent notamment sur l’interopérabilité entre plateformes, la connexion à l’annuaire du Portail Public de Facturation et la gestion de l’e-reporting.

    Immatriculation DGFiP : un filtre technique sur les capacités réelles

    Dans ce cadre, Ventya a obtenu, le 14 janvier 2026, la levée des réserves émises par la Direction générale des finances publiques et son immatriculation définitive en tant que Plateforme Agréée. Cette validation atteste de sa capacité à traiter les flux de factures électroniques en émission et en réception, conformément aux exigences réglementaires.

    Ce type d’immatriculation constitue un indicateur utile pour les équipes IT. Il permet de distinguer les solutions capables de couvrir l’ensemble du cycle de vie des factures électroniques, au-delà de la seule génération ou transmission des documents.

    La distinction est loin d’être théorique : certaines architectures s’appuient sur des outils spécialisés dans l’émission, tout en déléguant la réception à des briques séparées, avec des risques de ruptures de flux, de retraitements manuels ou de doublons documentaires.

    Convergence GED, facturation et conformité : un chantier SI transversal

    Dans l’écosystème Canon, la plateforme Clear Invoice de Ventya, désormais définitivement immatriculée, est combinée à Therefore au sein de l’offre SaaS CLOUD-FACTURE. L’objectif affiché est de couvrir l’ensemble des flux de facturation électronique, en automatisant la digitalisation, la réception et le traitement réglementaire des factures clients et fournisseurs.

    Au-delà de l’offre elle-même, cette approche illustre une tendance de fond : la convergence entre gestion documentaire, processus financiers et contraintes fiscales. La facturation électronique ne se limite plus à un format normalisé ; elle impose une orchestration fine entre outils, contrôles et référentiels.

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