Face à la hausse rapide de la consommation énergétique liée à l’IA, l’éditeur d’infrastructures de données NetApp publie son Impact Report 2025. L’entreprise détaille des objectifs chiffrés sur les émissions carbone, l’efficacité énergétique de ses systèmes et l’économie circulaire, avec des implications directes pour les partenaires IT.
L’essor des usages d’intelligence artificielle entraîne une augmentation significative des besoins en calcul, en stockage et en énergie. Dans ce contexte, les infrastructures de données deviennent un levier central pour contenir l’impact environnemental des projets IA et cloud. NetApp inscrit cette problématique au cœur de son Impact Report 2025, publié début janvier, en mettant en avant des indicateurs précis sur la consommation énergétique, les émissions et le cycle de vie des équipements.
Réduction de 50,8 % des émissions Scope 1 et 2 visée d’ici 2030
NetApp indique s’appuyer sur des objectifs scientifiques validés pour encadrer sa trajectoire environnementale. L’entreprise vise une réduction de 50,8 % de ses émissions de Scope 1 et 2 d’ici l’exercice 2030. Pour le Scope 3, qui inclut notamment la fabrication et le transport des équipements, l’objectif affiché est une baisse de 51,6 % des émissions par pétaoctet expédié sur la même période.
Ces engagements s’inscrivent dans un contexte où les infrastructures IA sont de plus en plus sollicitées par des charges intensives en données. Selon NetApp, l’optimisation de l’architecture de stockage et de gestion des données constitue un levier direct pour limiter l’empreinte énergétique des environnements IA et cloud, sans freiner leur montée en charge.
Consommation énergétique divisée par 10 sur les nouveaux systèmes en cinq ans
Sur le plan technologique, NetApp met en avant des gains mesurables sur l’efficacité énergétique de ses plateformes. L’éditeur indique que la consommation énergétique de ses nouveaux systèmes a diminué de 90 % en cinq ans. Par ailleurs, 13 de ses produits disposent désormais de la certification ENERGY STAR®, un indicateur régulièrement utilisé par les directions IT pour comparer l’efficacité énergétique des équipements.
L’entreprise souligne également la mise à disposition d’un tableau de bord dédié, permettant aux clients de suivre en temps réel leur consommation d’énergie et leurs émissions associées. Ce type d’outil répond à une demande croissante des responsables IT et des RSSI, de plus en plus sollicités pour documenter l’impact environnemental des infrastructures dans les appels d’offres et les audits internes.
Économie circulaire : 98 % d’emballages recyclés ou renouvelables
Au-delà de l’exploitation des infrastructures, NetApp insiste sur la gestion du cycle de vie des équipements. L’éditeur propose un programme mondial de reprise gratuite du matériel en fin de vie, y compris pour des équipements issus de la concurrence. Cette approche vise à limiter la mise au rebut des systèmes de stockage et à favoriser leur réemploi ou leur recyclage.
Côté logistique, NetApp indique utiliser près de 98 % de matériaux recyclés ou renouvelables dans ses emballages, ce qui permettrait de réduire les émissions associées jusqu’à 50 %. Ces éléments intéressent directement les partenaires IT et intégrateurs, souvent impliqués dans le déploiement, le renouvellement et la reprise des infrastructures chez les clients finaux.
Enfin, l’entreprise met en avant un volet sociétal, avec plus de 500 000 étudiants sensibilisés à l’IA et à la science des données dans le monde, ainsi qu’un taux de participation de 83 % de ses employés à des actions solidaires. Pour NetApp, l’enjeu est de concilier montée en puissance de l’IA et maîtrise de son impact environnemental. « Pour atteindre les objectifs de durabilité de l’IA, nous travaillons à la rendre plus responsable en optimisant l’infrastructure des données », déclare Guillaume de Landtsheer, Directeur Général de NetApp France.




